Voici nos différents ouvrages entre Boust et Sentzich :

La forêt de Cattenom se compose d’une multitude de fortifications, allant des gros ouvrages d’artillerie aux blockhaus de campagne. Une grande partie des fortifications légères sont perdues dans la forêt ou bien visibles de l’extérieur grâce à notre sentier de découverte. Cependant, nous nous efforçons de préserver plusieurs grandes structures et de les faire visiter.
Les sites ouverts au public sont au nombre de trois :
Le gros ouvrage du Galgenberg A15 :

Construit de 1931 à 1936, le Galgenberg se compose de deux entrées et de six blocs de combats. Tout cet ensemble est relié par des galeries souterraines. Il avait pour mission principal d’observer la vallée de la Moselle avec son observatoire au sommet de la colline. Il assurait également le flanquement vers la casemate du Sonnenberg au Nord et le petit ouvrage de Sentzich au Sud. Avec son artillerie, il interdisait la vallée de la Moselle avec les ouvrages voisins du Kobenbusch et de Metrich.
Au cours de votre visite vous arpenterez les galeries de l’ouvrage, à la découverte des avants, et du lieu de vie des soldats !
Description de l’ouvrage :
En 1940, le Galgenberg et ses 430 soldats était commandé par le capitaine de la Teysonnière. L’équipage de l’ouvrage était issu des 167e Régiment d’Infanterie de Forteresse, 151e Régiment d’Artillerie de Forteresse ainsi que du 203e Bataillon du Génie de Forteresse. Il se compose comme suit :
Bloc 1 : Une casemate d’infanterie flanquant vers l’Ouest avec un créneau pour jumelage de mitrailleuses, un créneau pour jumelage de mitrailleuses ou canon anti-char de 47mm, un créneau pour fusil mitrailleur et 1 cloche GFM
Bloc 2 : Une casemate d’infanterie flanquant vers le Nord avec un créneau pour jumelage de mitrailleuses, un créneau pour jumelage de mitrailleuses ou canon anti-char de 47mm, un créneau pour fusil mitrailleur et 2 cloches GFM
Bloc 3 : Une tourelle pour jumelage de mitrailleuses et une cloche GFM (Guetteur Fusil-Mitrailleur)
Bloc 4 : Une tourelle pour deux mortiers de 81mm modèle 1932 et une cloche GFM
Bloc 5 : Un observatoire avec une cloche VDP (Vision Directe Périscopique), une cloche GFM et une cloche JM (Jumelage de Mitrailleuses)
Bloc 6 : Une tourelle pour deux lance-bombes de 135mm modèle 1932
L’ouvrage possède en plus une entrée pour les munitions et le matériel, ainsi que d’une entrée pour les hommes.

Le petit ouvrage de Sentzich A16 :

Construit de 1929 à 1933, le Sentzich est un petit ouvrage d’infanterie monobloc composé de deux chambres de tir « Nord » et « Sud » ainsi que d’une tourelle de mitrailleuses. C’est un ouvrage dit « prototype » de par sa construction précoce.
Au cours de votre visite vous découvrirez un site unique avec des particularités peu présentes dans d’autres construction de la ligne Maginot. Vous pourrez également découvrir des moteurs en état de marche et une tourelle qui fonctionne électriquement.
Description de l’ouvrage :
En 1940, le Sentzich et ses 66 soldats était commandé par le lieutenant Langrand. L’équipage de l’ouvrage était issu du 167e Régiment d’Infanterie de Forteresse ainsi que du 203e Bataillon du Génie de Forteresse.
Sa mission était de flanquer la pente de l’observatoire du Galgenberg au Nord et la casemate de Kœnigsmacker au Sud, de l’autre côté de la Moselle. Sa tourelle de mitrailleuses permettait de défendre les avants de l’ouvrage et surtout la route départementale D1 venant de Mondorff.

L’abri du bois de Cattenom X14 :

Construit de 1931 à 1933, l’abri du bois de Cattenom est un abri de surface sur deux niveaux qui permettait d’assurer la relève des troupes d’intervalles.
Les troupes d’intervalles étaient des unités d’infanterie qui assuraient la défense entre les ouvrages. Ces dernières effectuaient un roulement, entre le poste de veille dans les blockhaus ou les tranchées et le repos dans l’abri.
Ainsi, cette fortification n’a pas de vocation défensive, mais permettait d’accueillir l’équivalent d’une compagnie pour lui assurer repos et protection.
Au cours de votre visite, vous pourrez découvrir des équipements entièrement restaurés et fonctionnels comme la cuisinière à charbon, la ventilation ou encore son moteur SUPDI.

L’association a également en charge des ouvrages, casemates et blockhaus non ouverts au public. La plupart sont visibles de l’extérieur, le long de notre sentier pédestre :
Le Gros Ouvrage du Kobenbusch A13 :

Construit de 1931 à 1936, le Kobenbusch est composé de 2 entrées et de 7 blocs de combat. C’est le fort le plus puissant de la forêt de Cattenom. Il avait pour mission d’assurer le flanquement du ravin de Boust, la départementale D1 venant de Mondorff et la départementale D653 venant de Frisange. Son autre mission était l’interdiction de la vallée de la Moselle avec son impressionnante casemate pour 3 canons de 75mm du bloc 7. Ses galeries sont noyées depuis la construction du lac du Mirgenbach et son accès interdit.
Description de l’ouvrage :
En 1940, le Kobenbusch et ses 510 hommes étaient commandés par le chef de bataillon Charnal. L’équipage de l’ouvrage était issu des 168e Régiment d’Infanterie de Forteresse, 151e Régiment d’Artillerie de Forteresse ainsi que du 203e Bataillon du Génie de Forteresse. L’ouvrage disposait sous terre de deux locotracteurs électriques qui parcouraient les galeries souterraines tel un métro.
Les blocs de l’ouvrage :
Bloc 1 : Une tourelle pour jumelage de mitrailleuses et une cloche GFM (Guetteur Fusil-Mitrailleur)
Bloc 2 : Une casemate d’infanterie flanquant vers l’Ouest avec un créneau pour jumelage de mitrailleuses, un créneau pour jumelage de mitrailleuses ou canon anti-char de 47mm, un créneau pour fusil mitrailleur et 2 cloches GFM
Bloc 3 : Un observatoire avec une cloche VDP (Vision Directe Périscopique) et une cloche GFM
Bloc 4 : Une tourelle pour jumelage de mitrailleuses, une cloche GFM et une cloche JM (Jumelage de Mitrailleuses)
Bloc 5 : Une tourelle pour deux canons de 75mm raccourcis modèle 1932 et une cloche GFM
Bloc 6 : Une tourelle pour deux mortiers de 81mm modèle 1932 et une cloche GFM
Bloc 7 : Une casemate d’artillerie pour 3 canons de 75mm modèle 1932 flanquant vers la vallée de la Moselle, deux cloches GFM et une cloche LG (Lance-Grenade)
L’ouvrage possède également une entrée pour les munitions et le matériel, ravitaillé par train, ainsi qu’une entrée pour les hommes.

La casemate du Sonnenberg C47

Construite entre 1931 et 1932, la casemate du Sonnenberg est une casemate d’intervalle simple CORF modèle 1929. C’est un bloc de 800m3 de béton à deux étages. Sa mission était d’assurer le flanquement d’infanterie en direction du bloc 2 de l’ouvrage du Galgenberg.
Pour assurer cette mission, la casemate disposait de deux jumelages de mitrailleuses, et d’un canon anti-char de 37mm. Pour l’observation et la défense des dessus de la casemate, celle-ci disposait d’une cloche GFM (guetteur fusil-mitrailleur).
Son équipage était composé de 16 hommes dont 2 sous-officiers. Vivant en autonomie, les soldats disposaient d’un étage inférieur où l’on trouvait un groupe électrogène pour l’éclairage, des lits, une latrine, un système de ventilation, des réserves d’eau et de vivres. La casemate était reliée au réseau téléphonique et pouvait communiquer avec les ouvrages.
En juin 1940, elle dispersera des patrouilles ennemies qui tentaient de s’infiltrer dans sa zone de feu.
La casemate est aujourd’hui vide de ses équipements et fermée au public.

Le petit ouvrage de l’Oberheide A14

L’Oberheide, construit de 1930 à 1935, est un des 3 petits ouvrages d’infanterie monoblocs de la forêt de Cattenom, avec le Sentzich et le Bois-Karre. Composé de deux chambres de tir et d’une tourelle de mitrailleuses, l’ouvrage abritait en 1940 77 hommes et 2 officiers, le commandant d’ouvrage Pobeau et son adjoint le lieutenant Sepulchre.
La chambre de tir Nord assurait le flanquement d’infanterie vers le Nord-Ouest en direction de l’ouvrage du Kobenbusch. La chambre de tir Sud assurait le flanquement d’infanterie vers le Sud-Est en direction de la casemate du Sonnenberg. La tourelle de mitrailleuses balayait les avants de l’ouvrage vers Fixem et la départementale D1.
L’équipage pouvait vivre en autonomie avec des chambrées, des groupes électrogènes en cas de coupure du réseau électrique, un système de ventilation, des réserves d’eau, de fuel, de vivres et de munitions.
En juin 1940 l’ouvrage sera attaqué à plusieurs reprises, les allemands ayant compris qu’il s’agissait de l’ouvrage le moins puissant de la forêt. La tourelle de mitrailleuses entrera en action à de nombreuses reprises, et le formidable réseau téléphonique de la ligne Maginot permettra d’appeler à l’aide les ouvrages du Galgenberg et de Metrich, qui bombarderont les fantassins allemands, brisant les assauts et faisant une centaine de tués.
L’ouvrage fut entretenu dans les années 80 par un privé avec une autorisation de l’armée. Après le harcèlement de la chasse militaire, l’entretien dû cesser et l’Oberheide fut pillé. A la fin des années 90, l’armée procéda au remblaiement des accès, avant de céder l’ouvrage à la commune de Cattenom.

Les casemates de Basse-Parthe C45 et C46

Construite entre 1931 et 1932, les casemates de Basse-Parthe sont des casemates d’intervalle simples CORF modèle 1929. Ce sont deux blocs de 800m3 de béton à deux étages. Leur mission était d’assurer le flanquement d’infanterie en direction de l’ouvrage du Bois-Karre pour la casemate ouest et en direction de l’ouvrage du Kobenbusch pour la casemate est.
Pour assurer cette mission, les casemates disposaient chacun de deux jumelages de mitrailleuses, et d’un canon anti-char de 37mm. Pour l’observation et la défense des dessus de la casemate, elles disposaient chacune d’une cloche GFM (guetteur fusil-mitrailleur).
Leur équipage était composé de 16 hommes dont 2 sous-officiers, tous issus du 168ème Régiment d’Infanterie de Forteresse. Les deux casemates étaient commandées par le sous-lieutenant MULLER.
Vivant en autonomie, les soldats disposaient d’un étage inférieur où l’on trouvait un groupe électrogène pour l’éclairage, des lits, une latrine, un système de ventilation, des réserves d’eau et de vivres. Les casemates étaient reliées au réseau téléphonique et pouvaient communiquer entre elles et avec les ouvrages.
En juin 1940 les casemates repousseront toutes les tentatives allemandes, pourtant avec des effectifs réduit à 6 hommes.
Les casemates sont aujourd’hui vides de leurs équipements et fermées au public.


